Châtiment corporel à l'événement SIGSEGv1

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Un débat houleux fait rage sur Twitter depuis la fin de l’événement SIGSEGv1 qui a eu lieu le week-end dernier à l’école 42. Jean-Nicolas Carré d’As, membre de l’équipe fondatrice de l’événement, aurait profité de son statut pour infliger plusieurs fessées à un recruteur présent dans l’assemblée.

Malheureusement, les restrictions budgétaires d’Infauxsec News nous ont empêchés de recueillir le témoignage de la victime, qui ne possède qu’un compte LinkedIn, réseau qu’aucun membre de notre équipe ne sait naviguer. Fort heureusement toutefois, Jean-Nicolas Carré d’As a accepté de nous expliquer de manière objective ce qui s’est véritablement passé à la conférence.

« Ça s’est déroulé tellement vite, » explique-t-il « et j’aimerais que tout le monde soit au courant que mon acte n’avait rien de prémédité. M. Mot-Bourdon1 tentait de séduire quelques hackers de sa rangée pour qu’ils viennent travailler dans son entreprise, [CENSURÉ]. Hélas, vous connaissez la propension de ces types au profil non-technique à utiliser les mauvais mots au mauvais moment. »

Jean-Nicolas Carré d’As poste un emoji triste.

« Je n’ai rien dit lorsqu’il a essayé de vendre son projet de détection d’intrusion par intelligence artificielle basée sur la blockchain dans le cloud, mais lorsqu’il a commencé à employer le mot “digital” alors que le terme correct était “numérique”, cela m’a fait sortir de mes gonds. »

« Étant un fervent défenseur du code de Hammurabi, j’ai inconsciemment choisi un châtiment symboliquement lié au délit du malfrat. Puisque le crime était digital, la punition devait l’être également. J’ai donc procédé à une courte séance de douleur-testage2 en administrant une dizaine de fessées à M. Mot-Bourdon. »

Si la communauté est divisée sur la question du châtiment corporel (les plus anciens estiment le châtiment plus que justifié), Jean-Nicolas Carré d’As regrette son acte.

« Il y a d’autres manières d’éduquer les recruteurs ignares, je regrette donc profondément d’en être venu aux mains. En gage de ma bonne foi, j’ai proposé à M. Mot-Bourdon de réaliser un test de pénétration gratuit pour lui, en espérant que la qualité de mon pain-testing digital ait été suffisamment stimulante pour le convaincre de mes compétences dans ce domaine. »

Et vous, êtes-vous pour le châtiment corporel des recruteurs ? Dites-le nous en commentaire !

Crédits

Sur une idée de b236b8bda8f68c995c94b4976232ead02ac6220e75dd9259ebabe54c310472d6.

  1. Pseudonyme de la victime, pour des raisons de sécurité. 

  2. Traduction officielle de l’ANSSI de l’anglais « pain-testing »