Tempête de paquets d'une violence exceptionnelle sur l'Hexagone

Imagem de capa

C’est encore les larmes aux yeux que Jean-M’Barek, 58 ans, ingénieur informaticien dans le Nord-Pas-de-Calais, nous raconte la terrible catastrophe qui a frappé hier son infrastructure. Une tempête de paquets d’une envergure exceptionnelle, classée catégorie 0xFF par le département météorologie de l’ANSSI, s’est abattue sur tous les réseaux aux quatres coins de l’hexagone, causant des dommages sans précédent.

Chez Jean-M’Barek, un véritable torrent de bits s’est d’abord déversé sur son firewall, y éteignant le feu en à peine quelques minutes. Les bits ont ensuite inondé tout le réseau local, pour finir par s’échapper par un câble réseau à l’isolation défectueuse, et se répandre dans tout le datacenter. Parmi les premiers systèmes endommagés, le RAID5 qui stockait les vidéos de vacances de l’informaticien. Comble de malheur, alors qu’il croyait son unique copie de sauvegarde bien à l’abri, dans le cloud, au dessus des intempéries, il découvre ensuite que son fournisseur de stockage1 hébergeait en réalité ses serveurs sur la terre ferme, dans le même datacenter. Ses précieuses données sont donc définitivement perdues.

Les autorités ont d’ores et déja annoncé la mise en place du plan Whisky Jaune Caca-d’Oie, qui prévoit une distribution d’urgence de cent mille clefs USB pour parer aux besoins en stockage les plus urgents, en particulier chez les plus démunis, dans toute la région sinistrée. Une opération pourtant durement critiquée par l’opposition, en particulier les Verts, qui n’y voient qu’une basse manoeuvre démagogique, et dénoncent l’inaction du gouvernement face à une conséquence évidente du changement climatique.

  1. La déontologie nous interdit bien évidemment de nommer ce fournisseur.