Il fabriquait de faux bitcoins avec une imprimante 3d

Imagem de capa

Le grand train de vie n’aura pas duré bien longtemps pour Jean-Nakatoshi1, un jeune faussaire de 23 ans. Il a été écroué hier, après une intervention musclée de la police judiciaire à son domicile, dans le Val-de-Marne.

L’escroc en herbe disposait de tout le temps nécessaire à la mise en place de son opération, puisqu’il est sans emploi, et touche le RSA, depuis la fin de ses études à EPITECH. Sur une durée de quelques mois, il a minutieusement arrangé sa combine de falsification de cryptomonnaie.

Plutôt que de participer à l’effort collaboratif de minage des bitcoins, une opération coûteuse nécessitant du matériel récent et une consommation importante d’électricité, le fraudeur a mis au point un ingénieux procédé, par lequel il utilisait une imprimante 3d pour fabriquer de faux bitcoins en plastique ABS, avant de les revendre au rabais sur le darknet.

Ces faux bitcoins sont relativement faciles à reconnaître ; ils se distinguent notamment par une légère courbure vers le haut, un défaut causé par les propriétés du matériau utilisé.

Selon l’Office Central pour la Répression du Faux Monnayage, Jean-Nakatoshi aurait ainsi mis en circulation entre 1 et 2 faux bitcoins, pour un montant total de quelques milliers d’euros. Il aurait ensuite utilisé le fruit de son larcin pour acheter divers stupéfiants, ainsi que des abonnements à des sites pornographiques.

Même s’il pourra probablement bénéficier de la clémence du juge, en raison de sa situation personnelle difficile, Jean-Nakatoshi risquera gros à sa sortie de prison : un certain nombre de marchands du darknet ont déjà juré de lui faire la peau, comme en témoignent divers messages sur les forums en ligne.

« Ce sale petit fils de [censuré], quand je pense que je lui ai vendu ma meilleure weed contre ces saletés en plastique », peste Jean-Esbjörn, un gros vendeur de cannabis médical sur AlphaBay. « Si je le retrouve, il va finir au fond de la Seine avec une blockchain en béton attachée aux pieds ».

Espérons que cette histoire ne donne pas trop d’idées à de futurs criminels, sans quoi tout le marché des cryptomonnaies pourrait souffrir d’une crise de confiance.

  1. Nom connu de la rédaction.