Green Computing : le côté obscur de l'écologie

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Stupeur et consternation, hier, dans les locaux du ministère de l’écologie, après la révélation du successeur au poste de Nicolas Hulot, qui avait démissionné à grand fracas la semaine dernière. Pour relever le grand défi du XXIème siècle, le changement climatique, c’est José Bové qui en reprendra la direction. Et cette fois, c’est bien l’informatique qui est dans le collimateur du bouillant agriculteur.

Quand on parle d’écologie et de pollution, on pense souvent au fret aérien et maritime, ou à l’agriculture intensive. Mais saviez-vous que l’industrie informatique est globalement la 3ème la plus polluante au monde ? Elle est dépassée d’une courte marge par l’industrie pharmaceutique, elle-même talonnée par l’industrie du recyclage de CDs de Maître Gims.

Une grande partie de ce gaspillage provient des nombreux serveurs qu’il est nécessaire d’alimenter en permanence, pour faire fonctionner l’Internet. À titre d’exemple, nous avons calculé qu’une simple recherche Google consomme l’équivalent d’une demi-banane (en termes de radioactivité, si l’énergie est d’origine nucléaire), de douze minutes et trente-sept secondes de bronzage sur la plage de Calais (si l’énergie est d’origine solaire), ou de trois flatulences de Pierre Ménès (si l’énergie est d’origine éolienne).

Devant ces statistiques alarmantes, le gouvernement prévoit d’engager rapidement le plan « Informatique Verte »1 pour inverser la tendance. Toute une série de mesures sont prévues pour limiter le gaspillage endémique qui parasite notre secteur.

Parmi celles-ci, on retiendra particulièrement l’authentification passwordless (permet d’économiser des post-its), l’utilisation d’algorithmes de chiffrement moins gourmands (réduction d’AES à un seul round), ou l’utilsation de supports de stockage écologique (comme par exemple /dev/null, pour les backups réguliers).

Mais si la tendance à l’informatique écolo enthousiasme les citoyens soucieux de l’environnement, elle ne fait pas que des heureux chez les informaticiens. Jean-James2, 32 ans, informaticien chez Google, nous fait part de ses craintes : « Cette volonté de tout vouloir passer au vert est absolument honteuse. Vous vous rendez compte que 10% de la population masculine est daltonienne ? Ce sont des dizaines de milliers d’emplois qui sont menacés ! Tout ça, c’est la faute à ces SJW judéo-féministes, c’est une véritable conspiration pour nous voler notre travail et nos hobbys et nous remplacer par des gonzesses, c’est moi qui vous le dis ! Et vous allez voir, quand tout le monde aura lu mon mémo sur le grand remplacement qui se prépare, ça va être une véritable révolution ! »

Si ce scepticisme est compréhensible et se doit d’être présenté d’un point de vue de l’éthique journalistique, il nous est également nécessaire de préciser que la rédaction d’Infauxsec News a tout de même décidé de réduire significativement son impact informato-écologique pour contribuer à l’effort global français ; un licenciement écologique de plusieurs employés est prévu, et nous limiterons quantitativement à 0 le nombre de recherches autorisées pour la réalisation de nos articles, ce qui ne devrait affecter la qualité en rien d’après notre département d’assurance qualité.

  1. Traduction officielle de l’ANSSI de « Green Computing » 

  2. Prénom fictif